Un gros vieux c’est un beau vieux.

De plus en plus appelé « nouveau mal de la société » et autres comparaisons médicales douteuses, le sur-poids, voire l’obésité, est régulièrement abordé dans les médias. A juste titre d’ailleurs, car même si on ne peut y voir que la conséquence inéluctable des progrès techniques (nourriture disponible en plus grande quantité et mode de vie facilité par tout un tas d’inventions -automobile, machine à laver, iPad-), le sur-poids reste un facteur de risque pour toutes sortes de maladies, allant jusqu’à augmenter le risque de trépas de 20 à 40%.

Mais ce qui est bon pour nous ne l’est pas forcément pour nos séniors (si l’on est adepte de la novlangue), pour nos aînés (si l’on est adepte de Jean-Pierre Pernaut). Ainsi, le Dr Léon Flicker et ses collègues ont décidé d’étudier l’impact de l’indice de masse corporelle sur la survie des personnes de 70 ans et plus, et nous livrent leurs conclusions dans le Journal of the Geriartrics Society. Pour mieux comprendre les problèmes de poids, ils ont suivi environ 9000 personnes (pour moitié des hommes, je laisse comme exercice aux lecteurs le soin de déduire la proportion de femmes) pendant 10 ans.

Risque de mortalité (Hazard ratio) en fonction de l'indice de masse corporelle (BMI en anglais)

Il ressort de ces études que les personnes appartenant à la catégorie « en sur-poids » (d’après les classifications de l’OMS) ont un risque de mortalité plus faible, et donc une espérance de vie plus grande, que toutes les autres catégories. Cela se vérifie même si l’on sépare les causes de la mort: même dans le cas de problèmes cardio-vasculaires, les séniors de cette catégorie sont plus résistants.

Bien sur, il existe quelques problèmes avec la méthodologie, certains allant dans le bon sens ( les données de taille et poids étaient données par les sujets, qui ont tendance à surestimer la taille et sous estimer le poids, diminuant ainsi artificiellement leur IMC), d’autres allant dans le sens contraire (les personnes malades ont tendance à perdre du poids). Ces effets ont été pris en compte par différentes méthodes, sans que cela n’altère les résultats.

La suite logique de cette étude pourrait être une  modification des recommandat

One Response to Un gros vieux c’est un beau vieux.

  1. Gull dit :

    Je n’arrive pas à remettre la main sur un autre papier qui va dans ce sens (ça date de 2006)… en fait il faut regarder le BMI en fonction de l’âge sur l’espérance de vie… en effet, le surpoids, globalement facteur de risque, devient un facteur protecteur pour les séniors. L’explication vient que pour nos chers vieux, à chaque infection, maladie, ils puisent dans leur capital protéique et lipidique pour mettre en branle leurs système immunitaire, mais après cet épisode, la reprise de poids ne se refait globalement jamais au même niveau qu’avant la maladie. En 2 mots, et je suis le 1er à ne pas aimer les raccourcis, les « gros » peuvent subir plus d’épisodes de maladie avant d’être à cours de réserve pour profiter d’un système immunitaire efficace…

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