Pas de bras…

Après avoir parlé bière et cigarettes, pourquoi ne pas finir la semaine par une autre addiction, un peu plus douce, qui fait l’actualité scientifique: raté, il ne s’agit toujours pas de l’iPad, mais de chocolat. Deux études reviennent en effet cette semaine sur les conséquences de la consommation de cacao.

On ne joue pas avec la nourriture?

La première concerne le cœur. Une chercheuse de la McMaster University à Hamilton au Canada a conduit une étude dont les résultats seront annoncés en détail au 62e congrès annuel de l’American Academy of Neurology. Les cobayes (de vrais humains, ne confondons pas) qui ont mangé du chocolat une fois par semaine ont 22% de chances en moins d’avoir une attaque que ceux qui n’en mangent pas. Le pourcentage monte même à 46% pour ceux qui mangent 50g de choolat une fois par semaine. La chercheuse en question émet toutefois des reserves quant aux conclusions à en tirer: est-ce que le chocolat améliore la santé, ou est-ce que les gens en bonne santé mangent du chocolat?

Pour certains d’entre nous, il est difficile de s’arrêter à 50 grammes une fois par semaine. Mais est il plus facile de se passer de nourriture si on a connu la famine? C’est ce qu’a testé Rossela Ventura et son équipe, et publié dans le journal en ligne BMC Neuroscience.

L’étude consiste à entraîner des souris « contrôle », bien nourries, et des souris ayant connu une période de privation de nourriture avant de retrouver leur poids normal, à aller chercher du chocolat dans un réservoir. Puis, une condition supplémentaire est ajoutée: le réservoir à chocolat est électrifié, de sorte que les souris qui s’en approchent reçoivent un fort choc électrique.

Et si, comme on peut s’y attendre, les souris contrôle se passent volontiers de leur petite douceur,  les souris ayant connu la privation ne peuvent pas y résister, même si elles doivent endurer de la douleur. Ce genre d’expérience peut permettre de mieux comprendre les comportements compulsifs liés à la nourriture. Surtout que les chercheurs ont réussi à prévenir ce comportement en inhibant de façon sélective la norépinéphrine, montrant que la norépinéphrine du cortex pré-frontal jouait un rôle important dans les troubles du comportement alimentaire.

En résumé, aucune raison de vous passer de chocolat pour ce week-end d’amour et de guimauve.

Publicités

3 Responses to Pas de bras…

  1. A. Kelly says:

    Tu t’américanises trop docteur, en France la norépinéphrine on appelle ça noradrédaline.

    My two cents …

    • DrKomat says:

      Wikipedia me disait que l’on pouvait dire les deux, mes connaissances de ce côté sont un peu limitées. Merc de la précision.

  2. Ping : Chocolat : bon ou mauvais ? Tout dépend lequel et pour qui…Le Monde et Nous | Le Monde et Nous

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :