Un carburant vert comme une orange.

Electricité, énergie solaire, piles à combustibles, les idée pour remplacer l’essence comme carburant de nos voitures bourgeonnent, boostées par la raréfaction progressive du pétrole. Parmi celles-ci, une solution est déjà en partie mis en pratique dans des régions comme le Brésil, le recours aux biocarburants. Là-bas, c’est l’éthanol qui est privilégié, produit en masse à partir de canne à sucre.

Le problème, c’est que le procédé n’est pas des plus efficaces. Tout d’abord, une étude publiée dans le magazine Science montre que l’utilisation de nouvelles terres pour produire du bioéthanol (ici, à base de maïs) est plus couteux en gaz à effet de serre que l’essence classique. Le ratio peut toutefois être renversé si l’on utilise des terres en jachère.

Le procédé pose aussi le problème d’être généralement basé sur des produits de consommation, comme la canne à sucre ou le maïs. La conséquence directe de l’utilisation de ceux-ci pour la production de bioéthanol est une hausse de la demande, et donc une hausse des prix. Souvent cultivés dans des pays en voie de développement, le bioéthanol rend ainsi des produits de consommation courant moins abordable. Et en devenant une culture très rentable et demandée, il empiète également sur les autres cultures, diminuant cette fois l’offre, ce qui provoque également une hausse des prix.

La solution miracle pour la filière éthanol, ce serait de pouvoir utiliser des déchets organiques, des déchets issus de la nourriture donc, comme matière première pour la production d’éthanol. Une première brèche a été ouverte en 2008 par l’équipe de Mariam Sticklen à Michigan State University, qui a montré comment une enzyme trouvée dans l’estomac d’une vache pouvait transformer du maïs en biocarburant.

C’est en utilisant un cocktail d’enzyme que le Pr Henry Daniell a réussi à faire de même en utilisant des pelures d’oranges (l’article est à paraître dans Plant Biotechnology Journal). En utilisant différentes enzymes présentes dans la nature, parfois dans une bactérie ou un champignon, les chercheurs ont réussi à transformer les pelures, ou encore des déchets de bois, en sucre, qui peut ensuite être fermenté en éthanol. Cette technologie permet de produire du biocarburant avec un bas cout en gaz à effet de serre.

Encore faut il posséder les bonnes enzymes, et en quantité suffisante. Là encore, dans une optique de réduction des couts, plutôt que de passer par des enzymes de synthèse, couteuse et difficiles à fabriquer, on peut avoir recours à la technologie OGM: en effet, il est possible de modifier génétiquement des plants de tabac pour produire tout ce dont on a besoin. Le seul effet secondaire pourrait être une hausse du prix du tabac. Si il n’est pas copensé par une baisse des taxe, ce serait au final aux fumeurs de payer pour nos pots d’échappement?

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