Réduire la douleur par la méditation.

En plus, comme méthode de relaxation pour s'aérer l'esprit, c'est mieux que la batterie en ce qu concerne vos relations avec le voisinage.

Contrairement aux apparences, l’objet de ce weblog n’est pas de critiquer systématiquement toutes le pratiques mystiques ou pseudos-scientifiques. Au contraire, certaines d’entre elles peuvent se révéler très bénéfiques pour l’organisme, il convient juste de les étudier de près pour séparer le bon grain de l’ivraie (et s’assurer que le bon grain ne contient pas d’ivraie à très haute dilution).

Une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal, plus précisément de son département de physiologie, s’intéresse ainsi depuis quelques temps à la méditation Zen. Dans une première étude, publiée l’année dernière dans le journal Psychosomatic Medicine, les chercheurs se sont rendus compte que les personnes habitués à pratiquer la méditation zen (plus de 1000 heures de pratique) avaient un seuil de douleur plus élevé que le groupe de contrôle. Leurs premières conclusions se tournaient vers un contrôle de la respiration et un apprentissage cognitif.

Depuis, les recherches ont continué, et d’autres progrès ont été faits, rapportés dans une nouvelle publication, cette fois avec des outils un peu plus sophistiqués. Ils ont ainsi étudié la réaction à la douleur, induite par des températures élevées, sur 17 adeptes de la méditation, et 18 personnes « contrôles », au moyen de l’IRM fonctionnelle.

Dans tous les cas, une plus faible sensibilité à la douleur est associée à un cortex plus épais dans les régions associées généralement à la douleur, comme le cortex cingulaire intérieur, le gyrus para-hippocampal ou le cortex insulaire antérieur (bon, c’était juste pour placer le quota de termes anatomiques, et ça peut toujours servir en société ou dans un jeu télévisé).

Et justement, les adeptes de la méditation semblent développer, au fur et à mesure de leur pratique, une matière grise de plus en plus dense dans ces régions. Le mécanisme reste encore relativement obscur dans ses détails, mais illustre bien comment le cerveau peut être affecté de façon parfois insoupçonnée par notre activité physique. Reste à savoir si ces changements n’ont pas d’effets secondaires fâcheux.

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