Je lui ai donné ma petite fleur.

Quand des gens vous disent qu’ils ont forniqué, fait du sexe, fait sauvagement l’amour, ce qui s’est réellement passé reste élusif, et ne restera probablement qu’à l’état de supposition. Et pour cause, puisque d’après une étude parue dans le journal Sexual Health, le mot « sexe » (« have sex » en anglais) peut recouvrir des réalités bien différentes.

Les chercheurs du Kinsey Institute ont commencé à déflorer ce sujet en 1999, à l’aune du scandale sexualo-présidentiel qui a secoué les U.S.A. à l’époque. Au siècle dernier donc, ils avaient cherché à savoir ce quelle réalité recouvrait l’expression « to have sex », en posant des questions à des étudiants, sans parvenir à des résultats très formels. Une nouvelle étude a été montée, incluant une cible plus large, et des questions plus précises, sur certaines pratiques sexuelles ou moments cruciaux (peut on parler de relation sexuelle si il n’y a pas d’orgasme, par exemple).

La question posée à 204 hommes et 282 femmes était donc « diriez vous que vous avez une relation sexuelle si la chose la plus intime que vous avez faite est… ». Et les résultats montrent toute l’ambiguïté du terme. Entre autres, on peut citer:

  • le fait que les réponses ne montrent pas de différence significative entre hommes et femmes.
  • que  si 95% des gens considèrent qu’une pénétration vaginale par le pénis (oui, parler de sexe en terme médical, je conçois que ce soit moins affriolant) est une relation sexuelle, le nombre chute à 89% si il n’y a pas d’éjaculation.
  • si en moyenne 81% des gens qualifient la sodomie (sans pénétration vaginale donc) comme une relation sexuelle, ce pourcentage tombe à à 79% pour les hommes les plus jeunes (18-29 ans), 50% pour les plus vieux (plus de 65 ans) et 67% pour les femmes les plus âgées.
  • 71% et 73% considèrent un rapport bucco-génital, respectivement actif et passif, comme une relation sexuelle.
  • Les hommes les plus vieux sont les plus réticents dans le cas d’une pénétration vaginale (77%).

La conception d’un rapport sexuel peut donc être vague, et il convient d’en tirer certaines conséquences. En effet, si il arrive que le médecin se renseigne sur la fréquence de rapport sexuels, celui-ci doit prendre en compte toute la diversité que ce terme peut recouvrir. Quitte à devoir rentrer dans les détails. Si l’épidémie de SIDA a forcé les médecins à le faire, il y a encore quelque progrès à faire.

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