Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Dans une société de plus en plus « 5 fruits et légumes par jour »/ »fumer provoque une mort lent et douloureuse »/ »l’herpès non merci », on est bombardés d’informations sur la diététique, l’importance de la nutrition et l’impact de la nourriture sur notre santé. Mais comment cela se répercute-t-il sur nos habitudes de consommation, et surtout, faisons nous plus attention à nous même qu’aux autres quand on parle de santé et d’alimentation?

Un conseil, pour vos repas de famille, évitez de parler de politique.

C’est à cette dernière question qu’un chercheur de l’Université de Miami a tenté de répondre. Il cherche à établir, d’après son résumé dans Journal of Consumer Research, si nous sommes plus indulgents pour les autres, lorsqu’il s’agit de nourriture, que pour nous-même. Pour cela, son dispositif expérimental est assez simple: on propose à 154 étudiants de choisir 4 articles parmi 16 (incluant certains sains, d’autres moins, comme les barres chocolatées ou la glace), pour eux, ou pour quelqu’un d’autre, et l’on observe les différences dans les choix.

L’expérience montre que ceux qui choisissent la nourriture pour eux-même mélangent aliments sains et aliments plus appétissants, mais moins bons pour la santé. Les autres laissent en revanche de côté les aliments les plus sains, pour n’acheter pour les autres que les aliments perçus comme plus savoureux. Et cette étude a son importance, puisqu’une bonne partie des familles ne font pas leurs courses ensemble, laissant le choix à l’un des parents. Encourager les enfants, une fois éduqués aux rudiments de la diététique, à faire leurs propres choix peur permettre de leur faire anger moins sucré, ou moins gras, et ainsi lutter contre l’obésité infantile, qui devient de plus en plus préoccupante.

Pourquoi l’obésité devient elle un problème dans nos sociétés modernes? Sans doute, en partie, parce que la quantité de nourriture disponible est plus importante. Et on peut trouver une preuve de cette évolution facilement, en s’intéressant à l’art. Ce qui tombe bien, c’est que la nourriture est partie intégrante d’un épisode souvent peint, à toutes les époques: la Cène. Des chercheurs de l’Université de Cornell, sous la direction du Pr. Wansink, livrent dans l’International Journal of Obesity une analyse de la quantité de nourriture disponible pour le dernier repas de Jésus, au fil des âges.

Taille relative du plat de résistance, en fonction de l'année du tableau

Pour cela, ils ont analysés 52 tableaux, en comparant la taille moyenne des entrées, des pains et des plats par rapport à la taille moyenne des têtes des personnages. Si au cours des mille dernières années, la taille du pain à augmenté de 69%, la taille des plats elle a connu une augmentation de 66%, et seulement 23% pour les pains. Cela montre en partie à quel nos repas ont changé, notamment en quantité, au cours de l’histoire.

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