Et si on en discutait autour d’un verre?

Il suffit de sortir dans Paris un vendredi ou un samedi soir pour se rendre compte que consommer de l’alcool, c’est aussi et surtout une activité sociale. L’alcool est censé permettre, outre les nouvelles rencontres facilitées par le manque d’inhibitions et comme vu dans le post récédent les relations d’un soir, de passer de bonnes soirées entre amis, au point qu’il devienne parfois un élément incontournable.

Une équipe américaine a donc cherché à savoir si le comportement de nos amis ( ou, dans leur jargon, des membres de notre réseau social, ce qui doit permettre d’y ajouter les followers de twitter, et friends de Facebook ou les fuckbuddies de Youporn) influait sur notre consommation d’alcool, au même titre, par exemple, que des prédispositions génétiques ou que l’histoire familiale. Pour cela, ils ont utilisé des données recueillies sur 12067 personnes, entre 1971 et 2003.

Sans grand étonnement, l’étude prouve que les relations sociales ont un impact non négligeable sur nos habitudes en terme de consommation d’alcool (même si, comme le rappellent les auteurs, il faut garder en mémoire que la consommation était rapportée par les sujets, et non pas mesurée de façon clinique). Ainsi, si une personne très proche de vous est un grand buveur, votre chance de consommer massivement de l’alcool augmente de 50%,  et de 36% si il s’agit d’un ami d’ami. Etrangement, le type de relation semble avoir son importance:

Une amie aura donc plus de chance de vous entraîner dans l’alcool qu’un ami, et la femme semble avoir une plus grande influence sur son mari que l’inverse.

Les effets de l’alcool étant mal connus à long terme, lorsqu’il s’agit d’une consommation modérée (certains parlent d’effets négatifs, d’autres lui prêtent des vertus protectrices), il n’est pas question, bien sur, de diaboliser tel ou tel comportement. Il serait aussi instructif de savoir dans quel sens se fait le lien: il est en effet possible que certaines relations se construisent autour de la boisson (connaissances rencontrées dans des bars, par exemple). En tous les cas, personne n’a jamais demandé à ce que l’amitié soit à consommer avec modération.

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One Response to Et si on en discutait autour d’un verre?

  1. Aurel says:

    Je me permet te commenter sur un détail un vieil article.

    Il n’y a pas controverse sur le danger de la consommation d’éthanol (substance n’ayant aucun bienfait médical) mais sur celles de certaines boissons alcoolisées, notamment le vin rouge.

    Des études épidémiologiques ont montré que ce que l’on appelle le régime méditerranéen (ou crétois) comportant une consommation modérée de vins protègent de nombreuses maladies (notamment cardio-vasculaires). Et un certain nombre de travaux de physiologie ont accordé cet effet bénéfique du vin aux tanins et polyphénols.

    La controverse repose notamment (à ma connaissance) sur les enquêtes méthodologiques et leurs nombreux biais (par exemple une variable non contrôlée, la catégorie socioprofessionnelle, ou encore classer les anciens consommateurs d’alcools parmi les abstinents ce qui tend à minorer l’effet positif de l’abstinence)

    Quelque soit les méfaits de la divine boisson, je suis bien heureux d’avoir découvert ce blog passionnant 😉

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