Des applications de l’origami…

L’origami (à propos du lien, comparez les grues anglaises et françaises, vous verrez comme nos encyclopédistes sont moins doués) est un art japonais, qui consiste à obtenir des formes complexes en pliant du papier. Les grues en sont les exemples les plus célèbres, mais les formes peuvent s’avérer étonnamment complexes.

Evidemment, la règle 34.

Des chercheurs français s’étaient déjà intéressés à l' »origami capillaire« , c’est à dire au pliage de feuilles élastiques sans intervention humaine, en tirant parti de la tension de surface de l’eau qui va, pour minimiser son énergie de surface (il est préférable pour l’eau d’être au contact de la feuille élastique plutôt qu’au contact de l’air), jouer le rôle du plieur, pour obtenir des formes simples, des cubes ou des pyramides. L’origami peut même être contrôlé électriquement, en tirant parti de l’électro-mouillage (on peut modifier les propriétés de la feuille pour que l’eau s’enroule dedans ou non).

Des chercheurs de l’université de l’Illinois viennent de présenter une amélioration de la technique dans le journal Advanced Materials. Ce groupe est spécialisé dans la construction de structures complexes de métaux ou céramiques, important pour des applications biologiques. La précédente méthode utilisée par ce laboratoire consistait à construire les structures au moyen de ce qui ressemble à une imprimante, en procédant couche par couche. Le problème de cette technique, outre les restrictions en terme de forme, vient du fait que les couches du dessous ont tendance à se déformer, à cause du poids de celles qu’elles supportent.

Les chercheurs ont donc combiné la déposition de couches avec la technique de l’origami capillaire, en humidifiant les couches à plier. Cette technique permet ainsi d’ouvrir le champ des formes possibles, comme s’ouvrent les ailes de nos grues de papier (ailes impossibles à créer avec la précédente technique). Cette technique mérite encore d’être améliorée, pour pouvoir passer à des échelles beaucoup plus grandes, ou plus petites, et pour augmenter la gamme de matériaux utilisables.

Cette percée rappelle à quel point une technique ancestrale telle que l’origami peut trouver des applications dans des technologies de pointe, grâce à des associations d’idées heureuses apparues on ne sait comment dans la tête d’un chercheur. La beauté de la science, c’est aussi de savoir tirer parti d’associations inattendues.

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One Response to Des applications de l’origami…

  1. Chen Cen Wie says:

    hahahha.. how to make that one ??

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