Où l’on parle de gel vaginal, sodomie et lubrifiant.

Si le préservatif reste un des meilleurs moyens pour lutter contre la propagation des maladies sexuellement transmissibles, il reste nécessaire de lui trouver des alternatives, afin de contourner certains problèmes médicaux -comme les allergies- ou culturels. Outre l’abstinence (cette note de blog devait comporter un passage me permettant de ne pas bruler en enfer, j’espère que ces deux mots suffiront), les gels vaginaux sont une possibilité de prévention de certaines maladies (pas toutes), dont le SIDA.

Dans ce domaine, la conférence Microbicides 2010 permet de mesurer les progrès réalisés. En effet, deux chercheurs du U.S. Centers for Disease Control and Prevention y présentent le fruit de leur recherche : un nouveau type de gel, contenant des antiretroviraux (ARV), les inhibiteurs d’integrase (traduction libre et surement approximative), dont le rôle est d’empêcher le VIH d’implanter son matériel génétique dans celui des cellules infectées. Et ces ARVs montrent quelques signes d’efficacité.

En effet, ces gels ont été testés en laboratoire : trois guenons ont pendant deux semaines subi une application, suivi d’une exposition au VIS, la version simienne du virus responsable du SIDA (ou SIDAS dans le cas du singe), tandis qu’une quatrième profitait d’un placebo. Si cette dernière a été infectée dès la troisième exposition, une des trois « protégées » l’a été au bout du septième, tandis que les deux autres sont restées saines. Bien entendu, il s’agit de résultats préliminaires, mais la méthode a ainsi pu prouver son potentiel. D’autant que chez la femelle infectée, le virus ne montrait aucun signe de résistance, qui pourrait compromettre de futurs traitements.

Dans un autre registre, la conférence  a également pu permettre de faire le point sur l’impact de l’utilisation de lubrifiants dans le cadre de rapports anaux sur la sante. Dans une première étude, des chercheurs de Baltimore et de Los Angeles ont montre que, sur 879 patients, ceux qui utilisent des lubrifiants sont trois fois plus nombreux à avoir des infections sexuellement transmissibles que ceux préférant une sodomie sans artifices. Une autre étude vient apporter une explication possible :  en laboratoire, une autre équipe a testé différents lubrifiants. Et ceux-ci contiennent une grande quantité de sels et de sucres par rapport a ce que l’on trouve dans les cellules, ce qui peut leur conférer un caractère toxique. En effet, les chercheurs ont constaté un effet néfaste sur certaines bactéries rectales bénéfiques pour la santé, et même dans certains cas de grandes zones ou l’épithélium, la barrière protectrice de notre peau est arrachée. Bien entendu, ces résultats demandent confirmation in vivo, mais la prudence reste de mise.

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