Qui prend le bus se secoue les puces.

Bon, le transport en commun n'est pas non plus toujours un gage de reussite

Ce n’est pas un grand bouleversement du paradigme que d’affirmer que le mode de vie des populations occidentales a énormément changé lors du siècle dernier, avec le développement des transports ainsi que le passage d’une vie rurale à une vie largement plus urbaine. Et bien évidemment, ces changements ont un impact sur notre santé comme sur notre corpulence : si la vie d’un cultivateur de betteraves d’il y a cinquante ans est plus éprouvante que celle d’un employé de la Poste de nos jours, l’apparition et la démocratisation de la voiture a permis de réduire les efforts de déplacement. Cela se traduit (conjugue à d’autres facteurs, comme l’enrichissement de notre regime alimentaire) par une augmentation de l’obésité dans nos populations, qui à terme pose un sérieux problème de santé publique.

Pour résoudre ce problème, il n’y a pour le moment pas de recette miracle (contrairement à ce que peuvent raconter les vendeurs de poudres à maigrir ou de machines à sculpter un corps de rêve), surtout au niveau collectif. Il semblerait cependant, d’après une étude publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine, que l’urbanisme puisse avoir un rôle à jouer dans la quete de sante collective. En effet, un système de transports en commun peut aider la population à produire un peu plus d’efforts pour se déplacer, et par consequent à mieux gérer la prise de poids.

On peut en effet comprendre que le fait de marcher jusqu’à l’arrêt de bus ou la station de metro, puis de sa station d’arrivée jusqu’à destination, fait faire plus d’activité que de faire le trajet en voiture. Ce raisonnement simple peut être documenté : deux études ont ete réalisées dans la ville de Charlotte avant et après la construction du système de transports en commun. On peut alors constater une diminution moyenne de 1.18 de l‘indice de masse corporelle entre les gens qui se sont mis à utiliser les transports en commun pour aller travailler et les autres, ce qui correspond environ à une perte de poids de 3 kilos pour une personne d’un mètre soixante-cinq. On peut constater une réduction de 81% des risques d’obésité chez ceux qui abandonnent leur voiture.

Cette étude montre qu’encourager les habitants à se déplacer collectivement, et à marcher (en faisant des zones piétonnes sures et attractives) peut permettre de réduire les couts en matière de sante, ce qui ne serait pas forcement du luxe dans des enfers automobiles comme Los Angeles.

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