Flower power et changement climatique.

Les premières voitures vertes de l'histoire.

Il est déjà difficile pour les climatologues de tomber d’accord alors que les données peuvent être recueillies facilement, imaginons un peu le problème qui se pose pour les paléoclimatologues: pour avoir une idée du temps qu’il pouvait faire à une époque où les températures étaient plus chaudes, les continents disposés autrement et les concentration en dioxyde de carbone différentes, mieux vaut ne pas être né de la dernière pluie. Une des façons de revivre la météo du crétacé, c’est de s’en remettre a des simulations informatiques telles que celle utilisée au National Center for Atmospheric Research Community Climate Model de l’Université de Chicago.

Grâce à ces simulations, nous pouvons mieux comprendre quel est le rôle des différents facteurs sur le climat, ce qui réserve parfois des surprises. Par exemple, on peut se rendre compte en lisant les Proceedings of the Royal Society B de l’impact des angiospermes sur le climat, que l’on sous estimait jusqu’à présent. Ces végétaux qui se distingue par leur capacité à produire des fleurs ont en effet la particularité d’avoir des feuilles avec une densité de nervures plus élevée. Et plus de veines, cela veut dire une plus grande transpiration et en retour une captation de CO2 plus importante. Et c’est seulement pendant le crétacé, il y a environ 120 millions d’années, que sont apparues les premières fleurs, et ont commencé à prendre de l’importance environ 20 millions d’années plus tard, pour devenir désormais les plantes terrestres les plus répandues. Le changement fut tel que certains leur attribuent même l’extinction des dinosaures (sans toutefois apporter de preuves formelles).

La simulation permet ainsi de se rendre compte de l’importance de la transpiration par les angiospermes, qui permet a l’eau enfouie dans le sol de repartir dans l’atmosphère, permettant de nouvelles précipitations : si dans le modèle, on remplace toutes les plantes à fleurs d’Amérique du Nord par des plantes sans fleurs, on prédît alors une diminution de 40% des précipitations. De la même façon,  faire cette substitution dans le bassin amazonien décale le début de la mousson du 26 octobre au 10 janvier. Cela permet de se rendre compte des effets que pourrait avoir une déforestation totale.

Ce que l’on sait également c’est qu’il existe un lien entre la diversité des êtres vivants, l’abondance des précipitations et la taille des forets. Ainsi, en prospérant, les fleurs assurent leur pérennité et leur avenir. Un bon exemple de développement durable.

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