Femmes enceintes : attention aux produits toxiques.

Cela se sent surement, je ne tiens pas les « lanceurs d’alerte » de type Marie-Monique Robin (la Michael Moore française des OGMs, l’humour et quelques kilos en moins), mais on peut se poser des questions sur les questions qu’elle soulève, notamment dans son dernier livre. Celui-ci a pour objet la quantité de substances « chimiques » que l’on ingère quotidiennement, la majeure partie du temps sans s’en rendre compte. Soyons clair : toute substance est par essence chimique (ou aucune ne l’est), on désigne par là des produits de synthèse (et encore, même pas tout le temps, personne ne prenant vraiment le temps de définir exactement ce qu’il entend par là). De plus, il n’y a aucune raison qu’une substance soit a priori plus dangereuse parce qu’elle provient d’une usine : la nature sait fort bien mettre sur notre chemin cyanure ou autre toxine botulique.

Toujours est il que dans le journal Environmental Health Perspectives, on peut lire une étude sur le sujet assez inquiétante. Cette étude utilise les données de la National Health and Nutritional Examination Survey portant sur 268 femmes enceintes. Et l’on se rend compte que chez 99% des femmes testées, on peut retrouver la présence de nombreux produits : des PCBs, des organochlorés, des perfluorocarbures, des phénols, des PBDEs, des phtalates ou des hydrocarbures aromatiques polycyliques, des substances relativement toxiques à haute dose. Notamment, les PBDEs sont interdits d’usage dans beaucoup d’états américains, dont la Californie, et parmi les organochlorés, on compte le célèbre DDT. Dans 96% des cas, on peut aussi trouver du Bisphénol A, connu pour provoquer des problèmes de santé en cas d’exposition prénatale, notamment au niveau du développement du cerveau et de la vulnérabilité au cancer.

Les auteurs de l’étude furent surpris de trouver de si nombreux composés, à des concentrations dangereuse pour le développement du fœtus. D’autant plus que l’exposition au cocktail de toutes ces substances peut s’avérer encore plus dangereux, en raison d’interactions encore peu connues. Il s’agit donc d’en tirer les conclusions nécessaires : tout d’abord, il faut identifier les différentes sources de contamination. Ensuite, il ne faut pas seulement s’en remettre à la bonne volonté des individus, qui doivent être bien informés, mais surtout prendre des mesures pour limiter l’exposition à de tels produits au niveau gouvernemental.

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