kikoo c’est un pédophile mdr ;)

D'après le gouvernement, voila de qui il faut se méfier...

Tout le monde ou presque connait la maxime: « sur Internet, les hommes sont des hommes, les femmes sont des hommes, et les enfants de sont des agents du F.B.I. ». Il se trouve que les enfants peuvent aussi être de vrais enfants, ou des adultes un peu moins bien intentionnés. Des histoires de pédophiles infiltrés dans des salons de discussions pour enfants ou adolescents ont fait l’actualité,  que ce soit dans la controversée émission To catch a Predator ou, plus proche de l’Hexagone, dans un reportage des Infiltrés ayant fait polémique.

Et reconnaitre un véritable enfant d’un adulte se faisant passer pour tel n’est pas si évident: des chercheurs de l’université du Lancaster en ont fait l’expérience. En expérimentant sur 350 écoliers de moins de 17 ans, ils se sont rendus compte que seuls 18% arrivaient à identifier les adultes, même si les filles s’en sortent un peu  mieux, avec un taux de réussite de 22%. C’est dans cette optique que les scientifiques ont lancé le projet ISIS, un programme informatique destiné à découvrir qui sont les véritables enfants. Et jusqu’à présent, c’est un succès: le programme arrive à déterminer  dans 47 cas sur 50 si l’interlocuteur est effectivement aussi jeune qu’il le prétend.

Car si les enfants se basent sur les sujets abordés, l’usage de langage « jeune » ou plus naïvement ce que leur affirme leur vis-à-vis, le logiciel utilise lui des techniques d’analyse du langage bien plus élaborée. Et un tel outil peut permettre d’alléger considérablement la charge des policiers chargés de traquer les prédateurs sexuels, et de resserrer les mailles du filet. On peut également envisager un autre emploi dans le futur: en utilisant des « empreintes linguistiques », des tournures de phrase ou de langue spécifiques, on peut imaginer ficher certains utilisateurs connus, et les suivre ainsi de salon de discussion en forum, de chatroom en petites annonces, réduisant ainsi d’autant leurs terrains de chasse potentiels.

Bien entendu, on peut voir deux inconvénients majeurs. Tout d’abord, le sentiment de sécurité peut faire baisser la garde à certains, devenant ainsi plus vulnérables aux pédophiles passés a travers le système. Car il ne faut pas perdre de vue qu’en dessous d’un certain age, les parents doivent rester prudents, et ne pas hésiter à contrôler ce qui se passe sur l’écran de leurs têtes blondes (avec un équilibre difficile a trouver, certes, avec le besoin d’intimité). Ensuite, l’accusation de pédophilie est suffisamment grave pour ne pas prendre de risques, et ne pas lancer l’opprobre sans preuves formelles. On se souvient des vies brisées d’Outreau.

Une façon simple de s’identifier?

Ere informatique oblige, le nombre de sites auquel on est abonné va en explosant: facebook, twitter, dailymotion, youporn, sans oublier les différents fora et les comptes mails. Chacun de ces sites requiert un nom d’utilisateur et un mot de passe, avec certaines contraintes (nombre de caractères, respect de la casse, présence de chiffres requise ou non…), et peut contenir des informations importantes (l’accès à votre carte bleue ou à votre compte Farmville). On se retrouve donc avec de nombreux mots de passes à retenir, et des mots de passe à garder confidentiel. Les pirates quant à eux ont à leur disposition un arsenal de plus en plus varié, notamment les enregistreurs de frappe, qui jettent un voile sombre sur l’emploi d’ordinateurs publics.

Pour remédier à ces deux soucis, profusion et sécurité, des chercheurs de l’université de Tuebingen ont  trouvé un ingénieux système, nommé OpenSesame. Ce système met à profit les téléphones mobiles, de plus en plus communs: il s’agit d’une application qui retiendra vos mots de passe à votre place. Une fois les mots de passe entrés, l’application va permettre de passer outre le clavier, et donc de court-circuiter les enregistreurs éventuels. Pour cela le site internet auquel vous voulez accéder va vous afficher une image codée, un tag, que vous photographierez avec votre téléphone. Celui-ci enverra alors toutes les informations nécessaires au site, qui vous ouvrira ses portes. Le seul problème qui se pose est celui de la sécurisation du téléphone, qui reste basique (le code PIN étant demandé pour les mots de passe importants, mais on peut imaginer des évolutions grâce au capteur vidéo, par exemple). Pour finir, une vidéo explicative (dans la langue de Rudi Völler):