Sainte Marie-des-dents-de-la-mer

J’avais déjà parlé la semaine dernière, dans certaines espèces, de la possibilité pour les femelles habituellement obligées de laisser leurs migraines de côté pour assurer la pérennité de l’espèce. On en était resté aux phasmes. Il ne fallait pas longtemps pour que la nouvelle se répande au plus vite, jusqu’à toucher des animaux qu’on a tendance à considérer comme un peu moins sympathiques…

Les requins bambou (ou quelque soit le vrai nom en français)

La nouvelle n’est pas toute fraîche, puisque deux autre naissances par parthénogenèse, sans fécondation, avaient déjà été rapportées, en 2001 et au cours du mois d’Octobre 2009. Mais cette fois, C’est dans le Journal of Heredity que le Dr Feldheim va un peu plus loin: non seulement les requins seraient capables de se passer de mâles, mais leur descendance serait viable.

La parthénogenèse ouvre ici un nouvel horizon pour l’espèce: certes, elle est beaucoup moins avantageuse que la reproduction sexuée en terme de capacité d’adaptation, puisqu’il n’y a pas de brassage génétique, et donc quasiment aucun nouveau caractère ne peut apparaître. Toutefois, elle constitue une solution de secours: si une femelle est perdue, isolée dans un lieu déserté par le reste de ses congénère, l’espèce aura toujours une petite chance de survie par ce biais là, en attendant de retrouver des mâles.

Messieurs, l’étau se resserre.

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Les hommes, indispensables?

Tout le monde vous le dira, y compris et surtout les conservateurs et autres adeptes du gay-bashing: la famille, c’est un homme, une femme et des enfants, point. Seulement voilà, l’homme est il vraiment indispensable?

Où est Charlie, mais sans les rayures...

Tanja Schwander et ses collègues de l’Université Simon Fraser à Burnaby, au Canada, se sont penchés sur le problème, en s’intéressant aux phasmes, vous savez, ces insectes que l’on a du mal à distinguer dans leur habitat naturel…

Toujours  est il que chez ces délicieuses créatures, une petite portion d’oeufs non-fertilisés peuvent éclore. Et lorsque les hommes sont absents, cette proportion augmente, affirme l’équipe de chercheurs. Mieux, lorsque les hommes se font rares, non seulement la proportion de  parthénogenèse (c’est à dire la proportion d’individus se reproduisant de façon non sexuée) augmente exponentiellement, mais aussi la proportion de femelles parmi les naissances. De quoi aboutir vers une société entièrement féminine. Et qui risque de s’ennuyer un peu.