Que ne ferait on pas pour impressionner une jolie demoiselle?

Il y a de nombreux facteurs qui semblent faire baisser drastiquement l’intelligence de nos congénères: on pourrait citer l’alcool, ou de nombreuses autres drogues, mais aussi l’effet de groupe (accepter un comportement pour ne pas être exclus du groupe). Parmi ceux-ci, un est ancré au plus profond de nous par un besoin primaire, celui de perpétuer l’espèce. Comme dans le cas de la roue du paon ou des combats de cerfs, les hommes sont souvent prêts à beaucoup pour séduire.

Quitte à prendre des risques, autant le faire pour les yeux d'une femme que pour ceux d'un banquier, non?

Deux chercheurs de l’Université du Queensland ont ainsi publié un article sur le sujet, dans Social Psychological and Personality Science, s’intéressant à l’effet de la présence d’une jolie femme sur le comportement de jeunes hommes. Pour cela, ils se sont rendus dans un skate-park, et on demandé à 96 skaters d’effectuer des figures dans deux cas de figures: soit devant un homme, soit devant une femme. Un test salivaire permet également de connaître le taux de testostérone avant et après la démonstration.

Les skaters ont montré qu’ils prenaient plus de risques dans les figures qu’ils tentaient devant la jeune femme, en abandonnant moins, ce qui donne en comparaison plus de figures réussies mais aussi plus de ratés lamentables. Le taux de testostérone des skaters soumis à l’irrémédiable attraction féminine s’est révélé augmenter de façon drastique.

Les auteurs concluent que ce qui nous est raconté depuis des millénaires (déclencher une guerre pour le regard d’une femme) est expérimentalement vrai: les hommes prennent plus de risques quand ils ont l’espoir de pouvoir séduire une jolie femme. Ils vont même plus loin, en suggérant que les avantages du point de vue évolutif (reproduction favorisée) de la prise de risque, tant dans la séduction de la femme que dans le triomphe sur ses rivaux, a pu pousser l’homme à adapter des voies hormonales pour faciliter cette prise de risque.

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Antennes-relais, des effets insoupçonnés?

De gré ou de force, le téléphone portable s’est fait une place dans nos environnements modernes, et même les plus réticents sont touchés, ne serait-ce que passivement, en raison des ondes émises et reçues par ces petits engins.

Les antennes-relais qui servent à transmettre nos importantes conversations (« t’es où, j’te vois pas? ») sont depuis quelques temps au cœur du débat, notamment en France  où s’affrontent pro- et anti-. Alors que l’OMS nous apprend que les risques pour les amplitudes faibles (moins de 100 µT) sont très faibles, ou que la littérature scientifique reste sceptique, des associations comme les Robins des Toits continuent à se battre pour la baisse des niveaux d’émissions d’ondes.

En plus, être électrosensible, c'est une vraie contrainte pour la mode...

Dans ce climat un peu délétère, une étude apporte un peu de réconfort, celle publiée dans le Journal of Alzheimer Disease par GW Arendash et collaborateurs. Cette étude s’intéresse aux effets des champs électromagnétiques sur le cerveau de rats génétiquement programmés pour développer la maladie d’Alzheimer.

Aux côtés d’un groupe témoin constitué de rats non modifiés, les rongeurs ont été soumis pendant sept mois à une exposition d’une heure par jour à des radiations semblables à celles émises par un téléphone portable. Au cours de ces sept mois, les rats ont été testés sur leurs fonctions cognitives, à travers différents tests comme celui du labyrinthe.

Les résultats montrent que l’exposition aux radiations permet non seulement d’endiguer la progression de la maladie d’Alzheimer, mais même de la guérir. Des effets bénéfiques ont également été trouvés sur le groupe de contrôle, par rapport à des animaux non exposés.

Les effets documentés des champs électromagnétiques sont multiples: non seulement ils augmentent la température du corps et du cerveau de la souris, mais aussi réduisent la déposition de ß-amyloïde dans le cerveau. Cette substance est connue pour jouer un rôle dans la maladie, même si celui-ci reste flou (on ne sait pas par exemple si il s’agit d’une cause ou d’une conséquence). Enfin, ces champs augmentent la circulation sanguine dans le cerveau et l’utilisation du glucose, sans toutefois faire grimper le stress oxydant.

Si cette étude constitue un premier pas, il faut bien entendu éviter de se réjouir trop tôt: rien ne garantit  que le cerveau humain réagisse comme celui de la souris, ou bien que l’exposition de ces souris (le corps entier est exposé) ait les mêmes effets que l’exposition partielle des téléphones portables. Une première étude cependant montre un effet positif sur les résultats de certains tests, comme le test de Stroop. Toutefois, les chercheurs concluent plus volontiers à un effet dû à un entraînement qu’à un effet physiologique.

En tous les cas, voilà ce qui pourrait constituer un bel argument de vente. Plutôt que d’offrir le dernier opus du Pr. Kawashima, offrez un téléphone portable à votre grand-mère: en plus d’entretenir son cerveau, elle pourra connaître la date de la mort de son chat en envoyant « euthanasie » au 8 13 13.