Les sportifs, ces modèles pour la jeunesse.

Le sujet est d’actualité, tant les apôtres de la grande religion du ballon rond semblent se démener pour remplacer le clergé plus traditionnel dans la culotte de nos enfants: mais quel exemple pour la jeunesse? Certes, que  l’influence de la soutane sur la morale publique décline n’est pas forcément une mauvaise chose, encore faut il que les nouveaux hérauts soient irréprochables. On peut aussi douter que des gens sélectionnés pour leur coordination motrice soient également les plus qualifiés dans d’autres modèles ( qui se souvient de Pierre Desproges demandant déjà « vous avez déjà entendu penser un footballeur »?).

La bonne nouvelle, c’est que le sportifs ne semblent pas être si appréciés que ça en tant que modèle, comportemental du moins. Une équipe de l’université de Manchester, ville célèbre pour abriter les diables rouges (pour rester dans le champ lexical de la religion), vient en effet de rendre compte de ses recherches sur l’influence que pouvaient avoir les sportifs célèbres sur la consommation d’alcool des jeunes, dans la publication Drug and Alcohol Review.

Pour quantifier cette influence, les chercheurs ont demandé à environ 1000 personnes de quantifier la consommation d’alcool des plusieurs stars du sport, ainsi que leur consommation et celle de leurs amis, en distinguant les gens intéressés par le sport et les autres. le premier résultat est que tous les participants pensent que les sportifs de haut niveau boivent moins qu’eux-mêmes, et beaucoup moins que leurs amis. De plus, comme montré par de nombreuses études (dont une évoquée précédemment), un lien fort existe entre la consommation de l’entourage et la consommation personnelle.

En revanche, la consommation perçue des stars du sport n’a pas de valeur prédictive: la perception de la quantité d’alcool qu’ingurgitent les dieux du stade n’a pas de conséquence sur la consommation de l’individu. Chez les non-afficionados, la tendance est même inversée: plus ils pensent que les stars boivent, moins ils boivent eux-même. On retrouve en revanche, chez les sportifs, l’influence de cultures spécifiques à certains sports, comme la pratique de la troisième mi-temps.

En ce qui concerne l’alcool tout au moins, l’influence des grands noms du sport semble donc très limitée, ce qui montre une certaine incohérence: les médias sont moins tolérants pour ces sportifs que pour un individu lambda, mettant justement en avant le rôle d’exemple à donner. De même, certaines instances comme la ligue de football anglaise punissent ces frasques par des amendes conséquentes. Il ne s’agit pas de dédouaner les sportifs de haut niveau, mais également de pointer du doigt une certaine hypocrisie: l’influence du marketing des vendeurs d’alcool en tous genres centré autour du sport (de la publicité-à l’étranger-, à la diffusion d’évènements sportifs dans les bars) devrait être bien plus pointée du doigt.

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Verseau ascendant Capricorne, de la graine de champion?

Un petit jeu, aujourd’hui: deux études, avec des observations à peu près similaires, mais des explications assez différentes. A vous de vous faire votre propre opinion…

Les faits concernent les sportifs, plus particulièrement les sportifs de haut niveau. Les deux études se focalisent sur les mois de naissance des grands champions de tennis pour l’un, des joueurs de l’Australian Football League pour l’autre. En ce qui concerne les tennismen et women (l’auteur dit avoir pris en compte les cinquante meilleurs hommes et cinquante meilleures femmes), voici les résultats:

Signe solaire des champions de tennis.

Les autres chiffres de cette « étude » sont disponibles sur le site internet de l’auteur. Je ne suis pas un expert de l’interprétation des mouvements des planètes, il est possible que je fasse quelques erreurs (je suis très bon en revanche pour lire dans le marc de café et les entrailles de panda). D’après l’auteur, cette étude démonte l’hypothèse farfelue des « tropicalistes », et démontre que les planètes ont bien une influence sur les humains à la naissance, mais pas les saisons. Les tennismen ont plus souvent leur signe solaire en Cancer (pour une naissance grosso modo en juillet, je ne crois pas que l’auteur ait tenu compte de la précession des équinoxes), les tenniswomen en Vierge (donc fin aout, début septembre). Cette conclusion est très étonnante, surtout lorsqu’on considère la répartition des naissances…

Répartition des naissances aux Pays-Bas (source: Holland Statistics). Admettons que malgré un excès de gouda et de consonnes, nos amis bataves se reproduisent à peu près comme les autres personnes de l'hémisphère Nord.

L’autre étude, australienne, elle, est marquée du sceau de l’infamie et de la soumission à l’ordre établi, puisque publiée dans le livre Analysing Seasonal Health Data aux éditions Springer. L’auteur, le Dr Adrian Barnett de l’Institute of Health and Biomedical Innovation de la Queensland University of Technology, a observé que les joueurs de l’Australian Footbal League (malheureusement, mes connaissances en football australien sont très limitées, mais je pense qu’il s’agit d’une sorte de football gaëlique avec un ballon ovale) étaient nés plus souvent en début d’année.

Et une explication lui est venue: comme en France, les classes sont déterminées par année de naissance. Les enfants nés en début d’années ont donc, quand ils sont jeunes, un avantage au niveau du développement qui peut renforcer leur gout du sport et leur confiance dans ce domaine, au contraire de ceux nés en Décembre, plus chétifs.

A vous de faire votre choix, en espérant vous avoir donné les renseignements nécessaires.